Dimanche 16 juillet 2006

L'ecstasy

Pilules-performances, pilules-fêtes, potions magiques ? De plus en plus répandue dans le monde, l'ecstasy pour certains ne serait même pas une drogue. Ah bon ? Le point sur des pilules chimiques dont les dangers ont été sous-estimés.

L'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : les nouvelles drogues.

L'ecstasy, qu'est-ce que c'est ?

L'ecstasy désigne à l'origine une molécule chimique particulière, la MDMA (3,4 méthylènedioxyméthamphétamine), responsable des effets psychoactifs.
La composition d'un comprimé présenté comme étant de l'ecstasy est souvent incertaine ; la molécule MDMA n'est pas toujours présente et peut être mélangée à d'autres substances : amphétamines, analgésiques (substances qui atténuent ou suppriment la douleur), hallucinogènes, anabolisants. L'ecstasy peut également être coupé avec de la caféine, de l'amidon, des détergents, du savon... !

Historique

La MDMA a été synthétisée par les laboratoires Merck en 1912 dans un but militaire : il s'agissait d'amplifier certains effets des amphétamines.

L'ecstasy n'a jamais obtenu d'autorisation de mise sur le marché. On a ponctuellement utilisé la MDMA en psychiatrie dans les années 1970 en Californie. Cette pratique a été rapidement interrompue en raison des dommages qu'elle causait. À partir des années 1970 aux États-Unis et plus récemment en Europe, la MDMA est utilisée à des fins récréatives, lors de soirées et de "rave parties".

A quoi ça ressemble ?

L'ecstasy se présente sous la forme de comprimés de couleurs et de formes variées ornés d'un motif.
Lorsqu'ils avalent de l'ecstasy, les usagers disent qu'ils gobent.
L'apparition massive de l'ecstasy est notamment associée à l'émergence du mouvement musical techno et à l'organisation de "rave parties". Aujourd'hui, ces produits sont consommés dans d'autres lieux festifs tels que les boîtes de nuit, les bars, etc.

Depuis une dizaine d'années, on assiste en Europe à un développement de la consommation d'ecstasy. En France, en 1996, 5% des jeunes hommes de 18 à 23 ans vus dans les centres de sélection du service national déclaraient avoir déjà pris de l'ecstasy. En 1999, un peu plus de 5% des garçons scolarisés âgés de 18 ans avaient consommé de l'ecstasy, au moins une fois dans leur vie. Dans la tranche d'âge des jeunes scolarisés de 14 à 18 ans, 3,4% des garçons et 1,8% des filles avaient expérimenté ce produit.

Les drogues de synthèse et drogues d'aujourd'hui

L'ecstasy fait partie d'une nouvelle série de substances apparues avec l'évolution de la chimie : les nouvelles drogues.
Elles sont fabriquées par synthèse dans des laboratoires clandestins, par des chimistes. Pour éviter de tomber sous le coup de la loi, ces trafiquants créent des produits nouveaux en modifiant les molécules, d'où l'arrivée sur le marché de nouvelles drogues

                                                  L'heroine

L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex recueilli sur une plante, le pavot, qui sert également à la fabrication de l'opium.

À quoi ça ressemble ?  

L'héroïne se présente sous la forme d'une poudre. Elle est la plupart du temps injectée en intraveineuse, après dilution et chauffage. Les pratiques d'injection semblent en baisse. L'héroïne est également sniffée et fumée.

Effets et dangers de l'héroïne

L'héroïne provoque l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance, un besoin d'oubli.

L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex (opium) recueilli sur une plante, le pavot. L'effet immédiat de l'héroïne est de type "orgasmique". C'est le "flash". Il est suivi d'une sensation d'euphorie puis de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d'un ralentissement du rythme cardiaque.
En cas d'usage répété, le plaisir intense des premières consommations ne dure en général que quelques semaines. Cette phase peut être suivie d'un besoin d'augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises. La place accordée à cette consommation est telle qu'elle modifie la vie quotidienne de l'usager.
Des troubles apparaissent, dont l'anorexie et l'insomnie. La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des cas. L'héroïnomane oscille entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et des états de manque qui provoquent anxiété, agitation... La dépendance à l'héroïne entraîne des risques sociaux importants. Elle enclenche un processus de marginalisation chez certains usagers. La surdose ou overdose de l'héroïne peut provoquer une insuffisance respiratoire entraînant une perte de connaissance et éventuellement la mort.
L'injection entraîne des risques d'infection (notamment par les virus du sida et des hépatites B et C) si l'usager ne se sert pas d'un matériel d'injection stérile, à usage unique.

Gestes d'urgence : tenir éveillée la personne encore consciente en attendant les secours du Samu ou des pompiers. En cas d'inconscience, pratiquer les gestes de secourisme (position latérale de sécurité, réanimation cardio-pulmonaire éventuellement).
À partir de 1987, la politique de réduction des risques s'est développée pour éviter la contamination des usagers par le virus du sida.
Les mesures suivantes ont été prises :

  • la mise en vente libre des seringues en 1987
  • la mise en oeuvre de programmes d'échange de seringues
  • l'installation de distributeurs automatiques et la diffusion de kits de prévention.

Cette politique a entraîné une baisse significative de la contamination par le virus du sida.
Diverses études montrent que les partages de seringues et les nouvelles contaminations par le virus du sida ont fortement diminué chez les usagers de drogues par voie intraveineuse. En 1995, les toxicomanes représentaient le deuxième groupe le plus touché avec 23,7 % des cas de sida cumulés. On constate une diminution importante dès 1996.
Malgré ces progrès, plus d'un usager de drogue par voie intraveineuse sur cinq est aujourd'hui porteur du virus du sida. Le nombre de personnes contaminées par le virus de l'hépatite C reste important : il représente 60 à 80 % des usagers de drogue par voie intraveineuse.

Héroïne et dépendance

L'héroïnomane qui le souhaite peut bénéficier de soins : sevrage, suivi psychosocial, traitement de substitution. Les traitements à la méthadone ou au Subutex(r) sont administrés par voie buccale. Ils sont prescrits soit dans les centres de soins spécialisés en toxicomanie, soit par un médecin de ville.Ces traitements de substitution ont pour objectif de stabiliser la dépendance de manière médicale et légale.
Le bilan des programmes de substitution montre une amélioration notable de l'état de santé des personnes, qui favorise leur stabilisation sociale et leur insertion professionnelle.
Entre 1994 et 1998, le nombre de surdoses mortelles a fortement diminué, passant de 564 à 143, dont 92 à l'héroïne (les autres décès étant liés à l'association de plusieurs produits : polyconsommations).

La cocaïne

Avec la cocaïne tout augmente, les consommations et les risques aussi.

Qu'est-ce que c'est, à quoi ça ressemble ?

La cocaïne se présente sous la forme d'une fine poudre blanche. Elle est extraite des feuilles de cocaïer. Elle est prisée (la ligne de coke est "sniffée"); également injectée par voie intraveineuse ou fumée.
La cocaïne est parfois frelatée, coupée ou mélangée à d'autres substances par les trafiquants, ce qui accroît sa dangerosité et potentialise les effets et les interactions entre des produits dont on ne connaît pas la composition.

Effets et dangers de la cocaïne   

L'usage de cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.
La cocaïne provoque :

  • une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins. Les tissus, insuffisamment irrigués, s'appauvrissent et, par conséquent, se nécrosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des lésions perforantes chez les usagers réguliers;
  • des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent être à l'origine d'accidents cardiaques, notamment chez des personnes fragiles et/ou qui consomment de fortes quantités de tabac. D'autant que la consommation de tabac, comme celle de l'alcool, est souvent augmentée lors des prises de cocaïne;
  • Chez les personnes plus sensibles, l'usage de cocaïne peut provoquer des troubles psychiques, une grande instabilité d'humeur, des délires paranoïdes (notamment au bruit) ou des attaques de panique;
  • Une augmentation de l'activité psychique et, par conséquent, des insomnies, des amnésies et des phases d'excitation.

Une autre caractéristique de la cocaïne est de lever les inhibitions, ce qui peut conduire à commettre des actes de violence, des agressions sexuelles, des dépenses compulsives, etc. La sensation de "toute-puissance" entraînée par la cocaïne en fait un produit qui risque d'engendrer des passages à l'acte. Par ailleurs, les matériels utilisés pour "sniffer" peuvent transmettre les virus des hépatites A, B et C, s'ils sont partagés entre plusieurs usagers. En cas d'injection, le matériel partagé peut transmettre le virus du sida.

Cocaïne et dépendance

Excitant puissant, la cocaïne provoque une dépendance psychique importante. Il est difficile d'arrêter une consommation aiguë de cocaïne, tant la nécessité d'en reprendre est importante. L'apaisement, même avec la consommation d'une autre substance, est très difficile.

Le cannabis

De plus en plus répandu, l'usage du cannabis concerne aussi bien les jeunes que les moins jeunes. Quels en sont les réels dangers ?

Le "joint" de cannabis est le premier produit illicite consommé dans notre société, au point qu'on ne sait plus si le cannabis est légal ou pas et quels en sont les réels dangers.

Le cannabis, qu'est-ce que c'est ?      

Le principe actif du cannabis responsable des effets psychoactifs est le D 9 THC (tétrahydrocannabinol), inscrit sur la liste des stupéfiants. Sa concentration est très variable selon les préparations et la provenance du produit.

A quoi ça ressemble ?

L'herbe (marijuana) : feuilles, tiges et sommités fleuries, simplement séchées. Se fume généralement mélangée à du tabac, roulée en cigarette souvent de forme conique (le joint, le pétard, le stick...).Le cannabis est une plante. Il se présente sous trois formes : l'herbe, le haschich et l'huile.
Le haschich (shit) : résine obtenue à partir des sommités fleuries de la plante. Se présente sous la forme de plaques compressées, barrettes de couleur verte, brune ou jaune selon les régions de production. Se fume généralement mélangé à du tabac : "le joint". Le haschich est fréquemment coupé avec d'autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine...
L'huile : préparation plus concentrée en principe actif, consommée généralement au moyen d'une pipe. Son usage est actuellement peu répandu.

L'alcool 

Alcool plaisir ou alcool violence, alcool oubli ou alcool fête, alcool accident ou alcool détente ? Qu'importe le flacon, les conséquences sont graves. À lire sans modération.

L'alcool, qu'est-ce que c'est exactement ?  

L'alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre, ou par distillation, et intervient dans la composition des boissons alcoolisées : vin, cidre, bière, boissons apéritives, liqueurs. La France se caractérise par une importante consommation qui la classe en tête des pays de l'Union européenne, même si globalement cette consommation baisse régulièrement depuis plus de trente ans. Le vin constitue encore les deux tiers de la consommation totale d'alcool pur.Les vins de consommation courante ont cédé la place aux vins d'Appellation d'origine contrôlée (AOC) ou aux Vins de qualité supérieure (VDQS). La consommation de cidre tend à diminuer, contrairement à celle de la bière et notamment des bières fortement alcoolisées. La consommation d'alcools distillés (alcools forts) ne change pas globalement.

La France est classée dans les premiers pays européens par son importante consommation (vin, alcool distillé, bière, whisky).

L'alcool est obtenu par fermentation de végétaux riches en sucre, ou par distillation, et intervient dans la composition des boissons alcoolisées : vin, cidre, bière, boissons apéritives, liqueurs.L'alcool est un produit licite. La production, la vente et l'usage sont réglementés. En 1995, les Français consommaient par an et par habitant 11,5 litres d'alcool pur (1), soit l'équivalent de 92 litres de vin à 12°.

Effets et dangers de l'alcool

L'alcool n'est pas digéré : il passe directement du tube digestif aux vaisseaux sanguins. En quelques minutes, le sang le transporte dans toutes les parties de l'organisme. L'alcool détend et désinhibe. À court terme et lorsqu'il est consommé à des doses importantes, il provoque un état d'ivresse et peut entraîner des troubles digestifs, des nausées, des vomissements...

Les risques sociaux

  • diminution de la vigilance, souvent responsable d'accidents de la circulation, d'accidents du travail
  • pertes de contrôle de soi qui peuvent conduire à des comportements de violence, à des passages à l'acte, agressions sexuelles, suicide, homicide
  • exposition à des agressions en raison d'une attitude parfois provocatrice ou du fait que la personne en état d'ébriété n'est plus capable de se défendre.

Les risques sanitaires

À plus long terme, l'usager risque de développer de nombreuses pathologies : cancers (de la bouche, de la gorge, de l'oesophage, entre autres), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardiovasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).
Les hommes sont plus touchés : plus de 7 % des décès chez les hommes
contre près de 2 % chez les femmes.
En 1997, parmi les plus de 15 ans on comptait en France 2  615 décès directement liés à la maladie alcoolique chronique, dont :11 448 par cancers des voies aérodigestives supérieures, 8 865 par cirrhose du foie, 2 302 par psychose et dépendance alcoolique.

La consommation excessive d'alcool est en cause dans plus de 20 000 autres décès : accidents sur la voie publique, suicides, autres cancers (du foie, du pancréas, du côlon), maladies cardiaques. L'alcool est également à l'origine ou en cause dans une proportion importante des homicides, environ 1/3 des accidents mortels de la route et 1/5 des accidents domestiques.

(1) L'alcool pur est le volume d'alcool exprimé en alcool à 100 % ; 1 litre d'alcool pur équivaut à environ 8 litres de vin à 12°.

                                                              Datura                                                Ce datura est une herbe glabre, érigée, à odeur désagréable, de 0,30 à 1 mètre de haut. La tige violacée et ramifiée est forte. Les feuilles simples, alternes, sont irréguliérement dentées ou lobées, à extrémités pointues. Les fleurs solitaires naissent à l'aisselle des branches, elles ont 5 lobes et 5 côtes saillantes, la corolle est blanche ou violacée, faisant de 6 à 9 cm de long. Les fruits sont des capsules pendantes couvertes de piquants courts et trapus. Une arille blanche est présente sur les graines fraîches, qui attire les fourmis et favorise par là la dispersion des graines. L'ensemble de la plante, nottament les graines, contient des alcaloïdes dérivés du tropane, dont l'hyoscyamine, l'atropine et la scopolamine. Ces substances provoquent une intoxication avec mydriase (dilatation de la pupille), sécheresse de la bouche, accélération cardiaque, fiévre, paralysie respiratoire et hallucinations. Les chamans et sorciers de divers pays l'emploient souvent. La teneur en alcaloïdes est variable suivant l'endroit où laplante pousse, sont stade de végétation et le moment de la journée.

 

 

Cette plante pousse en situations écologiques variées, sur sols secs et drainants, en plein soleil ou à mi-ombre. On la trouve sur des remblais et autres lieux où la terre a été remuée, elle est typique des sols dégradés et artificiellement enrichis en azote.

 

 

                                                    

 CHAMPIGNONS HALLUCINOGENES

 

 

 

 

 Une petite incursion dans l'histoire s'impose ; on connaît les champignons hallucinogènes depuis des temps immémoriaux. Leurs utilisations par des civilisations anciennes dans l'Amérique Centrale, l'Océanie, des pays de l'Asie, avait une connotation thérapeutique ou religieuses.

Les espèces des champignons hallucinogènes qui poussent en Amérique Centrale, surtout au Mexique, appartient aux familles Psylocibe et Stropharia.

La plus connue est la Psylocibe mexicana, qui contient deux principes actifs: psylocibine et psylocine. Les effets classiques sont : l'apparition d'une ivresse avec relaxation corporelle, des troubles psychiques d'apparition relativement rapide - de l'ordre à 45 minutes, des rires inexpliqués, des modifications des sensations et perceptions - formes, couleurs des objets. Sur le plan physique, on observe une mydriase - dilatation des pupilles, une bradycardie - baisse du rythme cardiaque, une baisse de la tension artérielle, des troubles de l'équilibre. En revenant aux effets psychiques - qui sont les plus marquantes - une désorientation temporo-spatiale, avec pertes de repères dans l'espace et dans le temps, des visions colorées - et très agréables - mais il faut noter que cette amplification du pouvoir perceptif, la capacité d'introspection, amènent une attitude contemplative. En général, les sujets ressent des modification de l'humeur - euphorie -, contentement de soi; rarement un malaise diffus avec des bouffées d'angoisse, voire des attaques paniques. La question concernant la dose est assez difficile, en sachant qu'il y a des spécificités de terrain - chaque organisme présente différentes modalités de réponse, le contexte de la prise et l'état psychique de la personne ayant une influence non-négligeable. Les effets durent de 5 à 8 heures.

La situation en France est différentes, les champignons hallucinogènes poussent à l'état sauvage, sans culture organisée. Le champignon au vrai pouvoir hallucinogène est l'Amanite tue-mouche Amanita musacaria.

Il est responsable de trois actions : toxique, hallucinogène et sédative.

Les effets toxiques se manifestent au niveau gastro-intestinal. L'effet hallucinogène - auditif et visuel - avec dédoublement des objets, modifications des contours et des couleurs, s'accompagne au début d'un état d'agitation, suivi par une phase de léthargie profonde.

Un autre champignon, l'ergot de seigle Claviceps purpurea, est à l'origine d'une maladie appelée ergotisme. Se déroulant en trois phase, cette maladie est assez spectaculaire. La première phase se caractérise par des contractures et des fourmillements des doigts; après une dizaine de jours, apparaissent des crises convulsives, qui peuvent conduire à la mort. L'ultime phase est celle de l'affaiblissement extrême. Les hallucinations accompagnent les signes physiques.

Dans l'ergot de seigle on trouve une substance : l'acide lysergique, à partir de quelle le chimiste allemand Hofmann a fabriqué le LSD 25.

                                                                Le LSD

       

Le LSD 25 (ou trip, "petri"...), ou diéthylamide de l'acide lysergique, est obtenu à partir de l'ergot de seigle. Cette molécule a été découverte en 1938 par le chimiste suisse Albert Hofmann.
Généralement, le LSD se présente sous la forme de buvard, petit carré de papier imbibé d'acide, souvent orné d'un dessin (Bouddha, Om, Vasareli, Bart Simpson, Hofmann sur son vélo...) ou de micropointe, petit morceau ressemblant à une mine de crayon de couleur grise ou bleu. Le prix d'une dose est stable, allant de 20 à 70 francs pièce. Le LSD est la substance la plus puissante connue de l'homme.

                     Plaquette de trips                                      

 

 

 

 

Par bool - Publié dans : specialben
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Samedi 15 juillet 2006

Le tabac     

Brun ou blond, light ou super light, roulé, en cigare ou en pipe, le tabac nuit tellement à la santé qu'il est en cause dans 60 000 décès par an.

Le tabac, qu'est-ce que c'est ?

Le tabac est une plante cultivée dans le monde entier. Après séchage, les feuilles sont mises à fermenter pour obtenir un goût spécifique.Les tabacs en feuilles sont classés selon leur variété ou leur mode de séchage. Les tabacs bruns sont séchés à l'air et au feu ; les tabacs blonds sont séchés à l'air chaud ; les tabacs clairs ("goût américain") sont séchés à l'air ou au soleil. Le tabac est proposé à la consommation sous forme de cigarettes, cigares, en vrac à rouler ou pour la pipe, à chiquer.

Effets et dangers du tabachttp://www.doctissimo.fr/html/dossiers/drogues/images-articles/tabac_1.jpg

 

 

Le tabac contient de la nicotine (qui possède un effet "éveillant" anxiolytique et coupe-faim). Les produits du tabac (cigarettes, à rouler...) sont composés d'additifs (humectants, goût, saveur...). La combustion de ces produits crée de nouveaux composants (monoxyde de carbone, goudrons...) nocifs pour la santé.

L'ensemble de ces composants agit en particulier sur :

  • la fonction cardiovasculaire : le tabac augmente la pression artérielle, accélère le rythme cardiaque et détériore les artères. Les risques coronariens et les décès par infarctus du myocarde sont deux fois plus élevés chez les fumeurs. Ces risques vasculaires touchent aussi les artères du cerveau et des membres inférieurs. Le tabac a des effets nocifs sur le déroulement de la grossesse (prématurité, poids de naissance inférieur)
  • la fonction respiratoire : les fumeurs s'exposent à des troubles au niveau de tout l'appareil respiratoire, notamment au risque de bronchite chronique et au risque de cancer du poumon
  • la fonction digestive : la nicotine augmente la sécrétion des acides gastriques et agit sur le système nerveux central.Le tabac limite l'apport d'oxygène au cerveau et aux muscles. Il est responsable de maux de tête, de vertiges et d'une diminution de la résistance à l'exercice.

Sur l'ensemble des cancers, un sur quatre est associé au tabac. Le tabac est en cause dans les cancers des bronches, des poumons, des cavités buccales, de l'oesophage, de la vessie, du col de l'utérus et de l'estomac.

                                           

                                                MÉTHADONE

La méthadone est actuellement le seul stupéfiant autorisé au Canada pour le traitement de la dépendance aux opiacés.  Les principales indications d’un traitement à la méthadone sont le soulagement du syndrome de sevrage aux opiacés au cours de la désintoxication et son utilisation à long terme comme traitement de substitution aux opiacés. Ce traitement à long terme est reconnu efficace pour diminuer la consommation illicite d’opiacés, réduire la criminalité qui y est associée et permettre une réinsertion sociale.

 

La méthadone, disponible sous forme de poudre soluble administrée par voie orale,  est un opioïde de synthèse qui se distingue essentiellement de la morphine (opiacé naturel) et l'héroïne  (opiacé semi-synthétique) par son action prolongée.

 

Elle a un effet agoniste sur les récepteurs du système nerveux, lui conférant ainsi des propriétés analogues à celles de la morphine.  Son pouvoir analgésique est avantageusement comparable à celui de la morphine. Son activité maximale se situe entre 2 et 4 heures post-ingestion. La demi-vie de la méthadone est relativement longue et l’effet d’une seule dose chez un patient stabilisé peut durer de 24 à 36 heures, ce qui lui permet de fonctionner normalement sans symptôme de sevrage ni de somnolence.

 

L’occupation des récepteurs morphiniques fait en sorte que l’effet de l’héroïne sera diminué ou annulé si le patient en consomme. Il s’agit d’un phénomène de tolérance croisée aux autres opiacés de sorte que la méthadone bloque l’effet euphorisant produit par l’héroïne. La stabilité sérique n’est atteinte qu’après cinq jours d’administration continue de la substance. Une période de trois à cinq jours est donc nécessaire pour s’assurer de l’efficacité de la dose prescrite. 

 

 

                     LE GHB ou drogue du viol

Le GHB ou acide gamma hydro butyrique est un produit stupéfiant que les consommateurs utilisent pour favoriser des relations sexuelles " forcées ". Les hommes y trouveraient une relative stimulation sexuelle, les femmes verraient leur sexualité exacerbée, avec des relations multiples, involontaires et dont elles garderaient inconstamment le souvenir. Le produit serait parfois mis dans les boissons à l'insu des consommatrices. Il s'ensuivrait des relations sexuelles " consentantes " et débridées.

Le GHB était initialement utilisé en anesthésie générale. Des études ayant montré qu'il augmentait le taux d'hormone de croissance, il a fait son apparition dans les salles de musculation, les utilisateurs espérant se muscler plus facilement avec. Il a ensuite été incriminé dans des affaires de relations sexuelles que l'on peut qualifier de " viol ". Entre anesthésie, musculation et viol, tout est affaire de dosage et de fantasmes. Même si les quelques lignes qui précédent pourraient faire illusion , quand on connaît le mode d'action du produit, on est surpris de le voir apparaître classé parmi les molécules à effet amphétaminique. Force est d'admettre que le fantasme touche aussi ses détracteurs.

En pratique, le GHB est une molécule très proche du GABA ou acide gamma amino butyrique. Le GABA est un puissant inhibiteur du système nerveux. Les principaux GABAergiques (molécules agissant comme le GABA) sont les benzodiazépines et l'alcool. Les benzodiazépines les plus connues sont le tranxène*, le rohypnol*, le xanax*, le temesta*, le lexomil* etc ; ..Ces produits inhibent les systèmes neuronaux prédominants chez un individu, c'est à dire qu'une personne excitée sera calmée et une personne angoissée, inhibée sera désinhibée. En outre, à forte dose, hors accoutumance, le produit sera toujours sédatif. On comprend donc que quelques personnes sexuellement inhibées y aient trouvé leur compte parce que simplement désinhibées par de petites doses de GHB, et que la réputation du produit ait pu se faire en ce sens.
Une fois la réputation du produit faite, le principe du " produit excuse " est bien connu. Il permet de légitimer des actes violants, antisociaux ou illégaux. Tout n'est plus affaire que de dose (importante pour la victime), et de bonne excuse : " c'est pas ma faute, j'ai pris le produit qui ..". Il n'en demeure pas moins que l'usage intentionnel du produit est un acte de préméditation.

Le scénario médiatique autour du GHB est comme pour toute les nouvelles drogues, une phénomène intéressant. L'image fantasmagorique suffit à générer la peur ou l'acte. Pourtant le nombre de neuromédiateurs qui sous-tendent des intérêts addictifs ou psychodysleptiques est assez restreint à ce jour (dopamine, catécholamines, endorphines, sérotonine, GABA ). Aucune nouvelle drogue n'apporte de nouveaux effets. Le comportement social autour du GHB est très révélateur, puisque les consommateurs comme beaucoup de médias lui prêtent des effets amphétaminiques (excitants) alors que le produit est GABAergique (modulateur).

En conclusion, jusqu'à preuve du contraire, le GHB n'est ni une drogue, ni un aphrodisiaque. Ce produit est modulateur du système nerveux centrale comme beaucoup de médicaments. Il s'est fait ses réputations successives autour des problématiques des personnes qui l'on utilisé et qui y ont trouvé une satisfaction.

Par bool - Publié dans : specialben
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